Pouvoir d’achat des Nancéin-ne-s : quelques éléments

Communiqué de presse


Nancy, le 2 novembre 2018

Le dégrèvement progressif de la taxe d’habitation mis en œuvre par le gouvernement continue d’interroger bon nombre de Nancéien-ne-s, soucieux-ses de leur pouvoir d’achat. Dans ce contexte, le maire de Nancy met en avant la supposée neutralité de son action depuis son élection.

Si les taux d’imposition locale n’ont effectivement pas varié depuis 2014, il est utile de donner quelques éléments de comparaison pour juger de la politique fiscale conduite de longue date par cette majorité. Ainsi le taux consolidé de la taxe d’habitation (ville et métropole), validé par le maire et son équipe, s’élève à 30,54%. Ce même taux est de 29,06% à Metz ou de 28,06% à Reims, deux autres villes du Grand Est.

Selon une étude de l’Observatoire des Finances locales (produit par le Forum pour la Gestion des villes), les redevables nancéiens de la taxe d’habitation devaient s’acquitter de 1250€ (montant médian, chiffre 2016), un montant 15% supérieur à la moyenne des grandes villes françaises.

D’autres choix du maire ont par ailleurs eu un impact direct sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens. L’ensemble des tarifs des services municipaux a été augmenté depuis 2014 à un rythme supérieur à l’inflation, parfois même jusqu’à +5%. Et la restauration scolaire n’a pas été épargnée par ce mouvement. Même logique au niveau métropolitain où des services du quotidien ont connu des hausses importantes, comme le prix de l’eau ou celui des transports en commun. Autant de hausses décidées par le maire de Nancy ou par la majorité pour laquelle il œuvre à la métropole.

Loin du discours d’autosatisfaction constamment délivré par le maire, force est de constater que les choix opérés depuis 2014 ont eu et continuent d’avoir un impact direct sur le pouvoir d’achat des Nancéien-ne-s. D’autres orientations sont possibles.

Pour le Groupe « Nancy, Ville Meilleure », son président,
Bertrand Masson, conseiller municipal et métropolitain