Budget 2018 : nos propositions pour l’attractivité commerciale

Conseil municipal de Nancy
Lundi 26 mars 2018 – 14h30

6 – Vote du budget primitif 2018


Intervention d’Areski Sadi

(Seul le prononcé fait foi)

Monsieur le Maire, cher.e.s collègues,

Je voulais moi aussi apporter ma pierre à cet édifice du débat sur nos finances en appuyant quelques propositions sur l’attractivité commerciale de notre ville.

  • Concernant le secteur piéton, tout d’abord :

Je vais ici rebondir sur les propos de mon collègue Bertrand Masson. Il est vrai qu’à chaque fois qu’une extension du secteur piéton est envisagée par l’élu, celui-ci est confronté à des protestations, du moins au début, notamment du côté des commerçants. Je comprends donc que, parfois, il faille un peu de courage politique pour aller de l’avant sur ce point. En revanche, une fois que l’extension est faite, c’est généralement « tout bénéf’ » (passez-moi l’expression) pour ce secteur économique, car il est démontré que la piétonisation contribue à l’augmentation du chiffre d’affaire. Bordeaux, Strasbourg… on trouve plusieurs exemples en France.

Bien sûr, nous ne militons pas pour le « zéro voiture » au centre-ville. Mais avouez quand même qu’une voiture enferme, de par son habitacle assez peu adapté à la flânerie. La piétonisation, elle, crée cette envie de découvrir.

Il y a toutefois une condition à cela : les transports en commun doivent pouvoir desservir au mieux tous les quartiers, l’idéal étant que l’on n’ait jamais plus de 500 mètres à faire à pieds pour se rendre d’un point à un autre. Ces transports en commun doivent également être accessibles aux personnes à mobilité réduite et aux seniors. C’est à cette seule condition que tout le monde y trouvera son compte.

  • Concernant la création d’un secteur sauvegardé, ensuite :

Nous demandons que soient décrétés certains « secteurs sauvegardés du commerce » dans la ville. Il s’agira pour la municipalité, lorsque des mètres carrés commerciaux se libèreront dans ces secteurs, de préempter ou, en tout cas, d’avoir la possibilité de les réguler pour ne pas les laisser en déshérence commerciale.

Lorsque l’on met, dans un secteur quel qu’il soit, un équipement culturel, un service public, ou un commerce diversifié, une émulation est créée. On y retrouve ainsi un certain dynamisme qui profite également à l’esthétisme urbanistique du quartier. On le voit bien, il se passe tout à fait le contraire lorsque l’on laisse des cellules vacantes ou les mutuelles et les banques s’en emparer.

Comprenons-nous bien : il ne s’agit pas de municipaliser le commerce et l’artisanat. Mais cette idée, mise en œuvre durant un temps défini (3 ans, par exemple), peut redynamiser les secteurs ainsi ciblés. Les exemples sont nombreux pour le démontrer.

Je vous remercie.